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Du nouveau 

Il nous fait plaisir d’annoncer que nous offrons une nouvelle activité de club de lecture autour des "passages de la vie".  Il s’agit de s’adonner à la lecture d’auteur Québecois abordant dans le cadre notamment de petites nouvelles  "les enjeux de la vie" . Comment les héros et héroïnes de leurs récits  arrivent à passer d’une rive à l’autre.  Inspiration pouvant permettre à chacun de nous d’y trouver des points de repère pour votre propre vie.  Le club de lecture servira de passeur afin que chacun d’entre vous puissiez  échanger, partager sur la vie et autre  dans un climat de détente et de plaisir à dire et entendre l’autre. 

Vous trouverez le détails des activités sous l’onglet "Club de lecture le Passaeur

 

Ce club de lecture se consacre aux changements importants dans votre vie.  Vous êtes hésitant (e) devant la venue d’un conjoint (e), la maladie s’invite, un changement d’emploi s’impose, l’achat d’une maison un rêve où les choses vont vites, une séparation de couple se profile, la vieillesse fait sa place, voire la mort….  Ces passages ne laissent personne indifférent. Chacun y réagit différemment.  Sommes-nous préparés à accueillir ces changements désirés parfois non désirés, prévus parfois imprévus ?

À chaque fois ces passages de la vie impliquent  une transformation plus profonde que vous ne l’imaginez. Vous devez passer d’un état à un autre, d’un mode de vie à un autre.  Nous n’avons qu’à penser à la chenille passante à la forme du papillon.  Comment acceptons-nous de délaisser ce que nous sommes pour devenir autres?  Somme-nous suffisamment détachez de nos valeurs, croyances et attachements à nos projets pour suivre ce que notre vie présente ?

 

Sergio Kokis est un auteur des plus intéressants. C’est un artiste varié.  Il écrit et peint notamment.  Il est un psychanalyste de formation.  Dans ces livres, il met en place des personnages ayant des souffles de vie différenciés, illustrant différentes facettes des enjeux existentiels de notre époque. 

Je vous conseille particulièrement la lecture " Le pavillon des miroirs ayant gagné plusieurs prix de littérature Québécoise.

La balance, symbole de la justice

 

Les entrevues, les tests passés et les conclusions servent à orienter les conclusions  de l’expert vers les recommandations de son rapport.  Bien sûr, ces derniers doivent répondre aux critères d’excellence de l’objectivité, être à  la fine pointe des connaissances en psychologie et qui plus est le fruit d’une expérience clinique assurée.  Toutefois, les recommandations demeurent la partie cruciale du rapport.  Elle détermine l’orientation du dossier afin de compléter la réflexion du juge et  le guider dans sa décision.   

On peut se demander quels sont les critères devant guider l’expert dans la formulation de ses recommandations.  D’abord, tout dépend de la nature et de la gravité de la problématique du dossier, de la motivation des parents à prendre les moyens afin de changer et trouver des solutions aux différends qui les opposent.  N’oublions pas que les enfants vivent la nécessité pour leur meilleur développement de conserver leurs liens avec leurs deux parents, et ce dans une quotidienneté la meilleure.  Il est toujours préjudiciable pour eux d’être privé de la fonction parentale de chacun leur parent.  Il importe donc de toujours trouver des solutions respectant les besoins des enfants.

 Dans le meilleur des cas, nous sommes en présence de parents capables de séparer les conflits et les blessures affectives comme conjoint et conjointe, et de ce fait, sauvegardent un espace parental afin de jouer leur rôle respectif pour assurer le meilleur développement de leurs enfants.  Dans ce contexte, il est avisé de faire des recommandations se rapprochant d’une garde partagée parce qu’ils ont la motivation et la maturité pour s’entendre sur les meilleures décisions à prendre et poursuivre le cas échéant une psychothérapie familiale afin de résoudre les irritants et les différences de conceptions et de valeurs éducatives les opposant. 

Toutefois dans de nombreux dossiers de Cour, les parents n’offrent pas suffisamment d’ouverture pour s’attendre à ce qu’ils puissent faire les changements nécessaires afin de poursuivre sous  d’autres arrangements leurs vies de famille à la suite de la séparation. Le travail nécessaire afin d’arriver à convaincre ces parents du bien-fondé d’un changement personnel dans un cadre de psychothérapie prend  trop de temps pour les besoins des enfants.  Lors de la séparation des parents, ces derniers sont plongés dans une situation d’instabilité et ils ont besoin de retrouver rapidement de nouveaux points de repère familiaux.  Les recommandations de l’expert se doivent alors d’être plus tranchantes en faveur d’un milieu par rapport à l’autre.  Moins souvent parce que l’un est moins bon ou meilleur que l’autre, mais bien parce que les enfants ont besoin de la meilleure stabilité et ouverture du parent envers l’autre.  Celui qui saura le mieux  favoriser et gérer ses responsabilités de parent gardien devrait obtenir la garde légale.    

Il est suggéré de consulter l’article " Réussir une psychothérapie dans le cadre d’un dossier de Cour " afin de mieux comprendre ce qui fait que des parents sont en mesure de changer ou pas dans le cadre d’une psychothérapie.

 

Un concept utilisé à la Cour

 

 

 

Le concept du lien d’attachement provient du psychanalyste John Bowlby et de sa collaboratrice psychologue Mary Salter Ainsworth.  L’importance de l’attachement dans le développement de l’enfant est venue du fait qu’au début du siècle les psychanalystes donnaient trop d’importance au développement psychique interne, aux fantasmes, aux pulsions agressives et sexuelles et insuffisamment aux comportements négligents de la mère, du père, de l’alimentation inadéquate, etc. pour expliquer les difficultés de développement de l’enfant.  Vous allez me dire que cela va de soi que les facteurs de l’environnement et matériel déterminent le devenir d’une personne, mais cela ne va pas de soi.  Comment explique-t-on alors que deux jumeaux d’une même famille se développent différemment.  Les facteurs internes de la personnalité sont déterminants.  Quoi qu’il en soit au fil des années les psychanalystes et les défenseurs de l’approche du lien d’attachement s’affrontent afin de prouver que leur approche explique mieux les comportements humains et indique ce qu’il faut faire avec les enfants en difficulté.  Or actuellement, l’approche du lien d’attachement s’impose devant les Tribunaux parce qu’elle se prête mieux à la recherche scientifique.  Ceci ne voulant pas dire qu’elle a plus raison. Tant et si bien que si on doit répondre devant le Tribunal de la Jeunesse d’allégations de négligences parentales à cause d’une consommation de drogue, d’abus sexuels, de violence envers l’enfant, de querelles incessantes entre les parents, le Tribunal voudra savoir qu’elle est votre lien d’attachement à votre enfant afin de déterminer si vous êtes en mesure de répondre au développement psychologique de votre enfant.  On peut se demander qu’est ce qu’un lien d’attachement ?

 

Le lien d’attachement se définit par comment un enfant établit sa relation avec son premier objet sécurisant qu’est généralement la mère et ou la personne qui répond à ses besoins de base tels que son alimentation, sa propreté, les gestes parentaux sécurisants (les caresses, le prendre dans ses bras lorsqu’il pleure, ne pas le laisser seul dans le noir, etc.).  François Dolto disait que durant la première année de vie la mère est bicéphale (deux têtes) indiquant ainsi que le père s’occupant de l’enfant est perçu comme le prolongement de la mère. 

 

L’enfant a besoin de se sentir deviné dans ses besoins avant même qu’il les exprime. De sorte, qu’un lien d’attachement sécurisant est difficile à définir dans ses subtilités.  Comment expliquer la chimie qui existe dans un couple de patineurs artistiques faisant la démonstration unique de toute la grâce, la beauté avec sans-faute de surplus.  Ce couple doit non seulement se deviner à chaque instant, mais éprouver un amour l’un pour l’autre, un désir de vivre ce moment ensemble.   Il en est de même entre la mère et l’enfant.

 

Ces moments de grâce entre la mère et l’enfant n’existent pas toujours.  Il arrive que l’enfant possède un tempérament si agressif, trop souffrant et de ces faits dépasse les capacités d’adaptation de la mère.  Celle-ci est alors en difficulté de répondre aux besoins de sécurité de l’enfant.  Il arrive que la mère soit dépressive, malade (problème physique majeur, psychose, schizophrénie), souffrant d’un problème de toxicomanie (drogue, alcool, etc.) soit un ensemble d’états psychologiques qui l’empêchent de répondre aux besoins de son enfant.  Ce dernier établit alors divers modes de lien d’attachement.  Il peut devenir (1) évitant, (2) opposant, (3) désorganisé :

  1.  L’enfant se comporte en fuyant lorsque la mère  s’approche et lorsqu’elle se distancie il devient collant, attire toute l’attention.  Tant et si bien qu’il est difficile d’établir un lien.    
  2. L’enfant devient opposant en confrontant continuellement sa mère. Il est
  3. désobéissant, brise ses jouets, provoque pour tout et rien.  Il est difficile de répondre à ses besoins et à le sécuriser.
  4. Lorsque l’enfant est désorganisé, il n’établit pas de lien avec la mère.  Il vit dans une terreur continuelle.  On retrouve chez ses enfants l’ensemble des troubles du développement soit des problèmes d’agressivité, d’attention, d’hyperactivité, de psychose, etc.  

 

Lorsque la Cour désire connaître le lien d’attachement entre le parent et l’enfant, elle demande au psychologue d’évaluer le mode du lien d’attachement.  S’il arrive à la conclusion qu’il existe un lien désorganisé entre l’enfant et sa mère, cette dernière est en difficulté.  Le DPJ aura tendance a favorisé un placement de l’enfant à majorité si le parent n’arrive pas à faire la preuve, dans un laps de temps assez court,de sa capacité à changer ses habiletés à établir un lien d’attachement sécurisant avec son enfant.

 

Il importe de comprendre à moment-ci de l’article qu’au Tribunal de la Jeunesse le Juge chercher toujours à déterminer s’il y a compromission dans le développement de l’enfant et qu’est que ce l’on doit faire pour assurer le meilleur développement de l’enfant ?  On appelle cela la ‘’mesure’’ du dossier.  Cette notion de mesure fait couler beaucoup d’encre depuis 4 ans parce que le DPJ a changé substantiellement ses politiques envers les parents en 2006.  Il sépare les enfants des parents biologiques beaucoup plus rapidement.  Ceci parce que l’approche du lien d’attachement indique que le développement de l’enfant a besoin dès sa naissance d’un lien d’attachement sécurisant pour se développer adéquatement.  Il y a même des preuves que le développement du cerveau est influencé de par la nature du lien qui est établi entre la mère et l’enfant.  Le DPJ exige donc que les parents réagissent rapidement sinon l’enfant est placé à long terme dans une famille d’accueil et les parents biologiques perdent le contact progressivement avec leur enfant.

 

Je limite cet article à la présentation du concept du lien d’attachement.  Un prochain article sur les politiques du DPJ suivra sous peu.  En attendant, réagissez à l’article.  Donnez-moi vos impressions ? Posez-moi vos questions.  Vos réactions m’aideront à rédiger le prochain article.

 

Une partie de la preuve

de

L’avocat  

 

(1) Les divers types d’expert et leurs rapports

  • Le psychiatre est un médecin spécialisé en psychiatrie soit dans le domaine des grandes pathologies psychologiques (ex, dépression bipolaire, psychose, schizophrénie, trouble de l’attention, hyperactivité).   Il base ses diagnostics sur le DSM IV.  Il fait des évaluations sans passation de tests.
  • Le travailleur social reçoit une formation universitaire. Il est un professionnel basant son approche d’évaluation sur l’adaptation sociale de la personne dans la famille et dans son environnement. Il a tendance à baser son évaluation en consultation le réseau social  de la personne.  
  • Le psychologue doit obtenir une maîtrise en psychologie à la suite d’une recherche scientifique.  Il base ses évaluations sur une compréhension du profil de personnalité de la personne visant son adaptation et confirme ses hypothèses, ses points de vue sur la personne évaluée par la passation de tests de personnalité tels que le Rorschach, le TAT, le MMPI II, le MCM III.

 

(2) Les mandats

-     Les mandats à la Cour Supérieure

  • La garde légale et les droits d’accès
  • Les capacités parentales
  • La dangerosité

 

-     Les mandats au Tribunal de la Jeunesse

  • Le lien d’attachement
  • La négligence
  • Les agressions physiques
  • Les abus sexuels

 

(3) En quoi consiste une expertise psycholégale

  • Le rapport d’évaluation déposé à la Cour est une preuve importante.  Elle éclaire le Juge afin de lui permettre  de donner le meilleur jugement possible.  Il doit respecter des règles déontologiques déterminées par l’Ordre des Psychologues du Québec.  Il est avisé pour le lecteur de référer au  code déontologique des psychologues en allant sur le site internet http://www.ordrepsy.qc.ca/
  • Le rapport doit s’appuyer que sur les données provenant de l’évaluation elle-même.  Dit autrement, il n’est pas possible pour un expert de se baser sur l’évaluation d’un autre expert pour donner ses recommandations.
  • Le contenu du rapport comprend :
    • La date, le nom de la personne évaluée
    • le mandat
    • un historique des rendez-vous
    • une histoire de vie de la personne
    • les observations cliniques de la personne
    • une analyse des tests passés
    • une discussion des enjeux relationnels
    • un résumé de l’évaluation et les conclusions

 

  • Afin de donner des conclusions sur la garde, l’expert doit avoir pris le point de vue des deux parents et fait l’observation des relations entre les parents et les enfants.  Il doit prendre connaissance de tous les documents disponibles et communiquer avec toutes personnes pouvant éclairer son opinion.
    • Il doit lire les documents légaux au dossier afin de compléter son
    • opinion.
    • L’expert doit faire signer les autorisations pour la divulgation des informations, le consentement éclairé expliquant aux clients les détails des étapes de l’évaluation et un contrat d’honoraires pour les dossiers privés.
    • Les tests passés doivent être appropriés au mandat donné et être à la fine pointe de l’état des connaissances en psychologie. Enfin, être interprétés par un professionnel compétent.
    • Le rapport doit être fait dans le respect de toutes les règles déontologiques de l’Ordre des Psychologues.  À défaut de quoi, il est possible de loger une plainte au Syndic afin de s’assurer que le psychologue ait respecté les règles de l’art.  Il est conseillé au lecteur de se référer à l’article ‘’ La plainte au Syndic : une protection du public’’ (à venir).

 

(4)    La rencontre de l’expert

  • D’abord, dire la vérité.
  • Apporter le plus d’informations.
  • Laisser à l’expert juger des enjeux et non vous.
  • Ce qui importe ce n’est pas les erreurs du passé, c’est ce que nous faisons avec ces dernières
  • Ne pas se gêner pour dire que l’on ne se sent pas bien par certaines questions.  C’est à l’expert de reformuler et ou justifier ses questions.

 

(5)  Une question de point de vue

  • Les experts en général évaluent la même chose.  Il mesure les mêmes dimensions de la personnalité et reçoivent les mêmes versions des clients, mais ils arrivent à des conclusions différentes.
  • Ce qui distingue les experts, ce sont les points de repère théoriques, l’expérience professionnel, l’expérience clinique en psychothérapie et en intervention et le suivi  d’une psychothérapie personnelle.
  • Il ne faut pas se gêner pour poser des questions à propos du cheminement professionnel de l’expert

 

(6)  Les individus ou la famille

  • Dans les deux Cours, il demeure que les enfants ne peuvent  se séparer de leurs parents sans vivre de séquelles. Cette approche, d’évaluer, des individus conduit à toutes sortes d’errements tels que celle de l’utilisation de la théorie de l’attachement pour justifier des placements d’enfants sans avoir fait tout ce qui est possible pour aider les parents.
  • Il est plus avisé de promouvoir l’idée de la famille comme un individu ayant des droits propres et dynamiques sur laquelle il faut intervenir. 
  • Ceci ayant les avantages de ne pas identifier des coupables, mais plutôt des membres d’une famille souffrants et de développer des approches groupales d’intervention.
  • La recherche en thérapie familiale parle d’enjeux transgénérationnels permettant d’expliquer les comportements des gens et de la nécessité de favoriser les liens avec la famille élargie si on veut que les personnes se développent sainement.  Il est donc toujours hasardeux de séparer des familles.

 

(7) Les théoriciens du développement  des enfants

  • Si on se réfère à Freud, Alberto Eiger, D.W.Winnicott, Bolwby, Gauthier, Maurince Berger, A. Ciccone…. de l’école psychanalytique et ou de Bowlby, Ainswort, Gauthier de l’école de la théorie du lien d’attachement,  ils favorisent tous les approches familiales pour intervenir auprès des enfants en difficultés.
  • Ainsi lorsqu’on entend un juge dire pour moi c’est l’intérêt de l’enfant une fois, deux fois, trois fois,  il devrait prendre des décisions favorisant le rapprochement des membres de la famille et une meilleure compréhension de la dynamique familiale par des approches d’intervention familiale 

Qu’en pensez-vous donnez moi votre opinion sur cette article ?

Je lisais récemment dans le journal Métro un article sur le livre, récemment sorti en librairie, titré ‘’Jeune couple en quête d’égalité’’ de la sociologue Marie-Ève Surprenant. Elle fait une enquête exhaustive sur les relations entre les conjoints à partir de 16 couples. Cette sociologue arrive à la conclusion que les femmes se responsabilisent plus que les hommes concernant les tâches ménagères voire plus encore que les femmes laissent volontairement des tâches plus masculines à leur conjoint pour ne pas susciter de querelles dans le couple. Elle estime que cette situation de fait porte préjudice pour l’égalité des chances dans l’avancement des femmes dans la société. Le discours féministe n’a donc pas encore atteint ses objectifs. Il y a encore du chemin à parcourir.

En tant que psychologue spécialiste des couples, des familles et des séparations, j’avoue qu’un tel discours apparaît bien parcellaire, unidimensionnel et insuffisant à expliquer la quête des conjoints afin d’arriver à des arrangements équitables dans le couple. L’extraordinaire vitalité et la stabilité cette institution dans nos sociétés depuis des millénaires témoignent que la rencontre des hommes et des femmes donne satisfaction. On ne peut réduire l’équité, voire l’égalité dans le couple à une simple comptabilisation de la gestion des tâches ménagères.,

Équité ou égalité dans le couple

En fait, cet article me permet d’attirer l’attention sur la différence entre l’idée d’égalité qui est un concept je dirais plus judiciaire et celle d’équité de relationnel rendant compte de la globalité des enjeux relationnels dans le couple. L’égalité renvoie à quelque chose de pareil, qui vaut la même valeur et le second à l’idée de qui est juste. Or dans un contexte où l’on parle du couple, on se réfère à deux conjoints qui sont différents par nature ayant des valeurs, des perceptions, des identifications, des besoins distincts. Qui plus est les psys considèrent le couple comme un système hautement complexe exigeant des ajustements constants afin de permettre la rencontre. Il apparaît beaucoup plus approprié d’utiliser le concept d’équité.

Les femmes plus responsables que les hommes ?

Les relations entre les femmes et les hommes ne peuvent pas être égales. Reprenons la problématique de la gestion du ménage dans le couple, comment peut-on dire que les femmes sont plus responsables que les hommes alors que les deux ont des perceptions et des identifications différentes à ce propos. Pendant que les filles font des gâteaux et aident leur mère à faire le ménage, les garçons aident leur père à réparer l’auto et la couverture de la maison. À la blague, un client en psychothérapie disait que la conjointe est à l’intérieur de la maison ce que le cabanon est au conjoint. Signifiant clairement que l’espace des femmes est à l’intérieur et celle de l’homme l’extérieur. Il ne suffit donc pas d’aligner des statistiques sur combien de fois un homme fait la vaisselle dans une semaine comparativement à la femme pour indiquer que l’un se responsabilise et l’autre pas, que l’un montre de l’initiative et l’autre pas.

L’équité dans le couple, une question d’espace

Léquité procède beaucoup plus de comment chacun occupe l’espace physique dans le couple. Les psys du couple appellent ces questions d’espace physique, de valeurs, d’identification dans le couple, en fait ‘’d’habitat familial’’ et ou ‘’d’habitat du couple’’. Nous aborderons ce concept d’habitat dans l’article prochain ‘’ Construire son habitat familial ’’.

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